Lumière des jours enfuis

Les festivités Troll sont sympas mais durent toujours plus longtemps que prévu à cause des retombées…

Vous me connaissez je suis pas du genre à me mêler à la foule pour fêter une année de plus dans ce monde détraqué. Du coup suis allé voir mes vieux potes. On s’est fait une petite virée chez les lisses aux oreilles en pointe histoire de se marrer un peu et on a fini dans la taule d’un pote.

Résultat : Une côté fêlée et une gueule de bois de deux jours…

Bon vu que j’ai quand même un minimum de conscience professionnelle je suis allé voir mon vendeur de paperasse à rêves favori.

Et là…
Rien que le nom de l’auteur que je vois sur un bouquin en nouveauté me fait frémir…


 

Lumière des jours enfuis
de
Arthur C. Clarke et Stephen Baxter

Bon mis à part l’auteur de 2001, la deuxième chose qui m’a botté sur la couverture est l’image qui rappelle étrangement un certain professeur Xavier dans son cerebro.
Mais si ! Vous savez c’était une B.D qui a eu pas mal de succès avant l’éveil ! (D’ailleurs avec leurs histoires de mutants ces gars là avaient eu du flair ! Mais bon je m’éloigne du sujet).

Tout commence en 2033. Des scientifiques amateurs font une découverte qui va bouleverser le monde. Une comète énorme va s’écraser sur terre 500 ans plus tard et en profiter pour décimer toute trace de vie sur la planète.

La journaliste Kate Manzoni saute sur le scoop et apprend la nouvelle à la terre entière. Et là vu la médiatisation galopante, l’effet est immédiat, la natalité chute et plus personne ne fait de projets.

Personne sauf le boss d’Ourworld, la plus grosse corpo de communications au monde, Hiram Patterson. Ses équipes scientifiques viennent de faire une découverte qui, à son avis va changer les habitudes de ses consommateurs chéris.
Il va utiliser la particularité physique des trous de ver quantiques pour pouvoir communiquer d’un point à l’autre du globe quasi instantanément.

En approfondissant un peu ce concept il va créer la Camver. Une caméra qui permettra à n’importe qui de voir n’importe quel endroit instantanément et ce de manière imperceptible à l’endroit filmé.

Les tabous tombent, les voyeurs s’en donnent à cœur joie, et l’humanité doit s’adapter à ce nouveau phénomène.

Vient enfin l’aboutissement ultime de la Camver.
En modifiant les coordonnées il est possible de voir n’importe quel endroit en se déplaçant également dans le passé…

Il faut savoir que pour une fois je m’aventure à vous parler d’un bouquin qui n’a pas grand-chose à voir avec notre univers habituel. Ici on a à faire avec de la Hard science-fiction, la technologie des trous de ver n’est pas qu’une lubie d’écrivain. Et franchement si vous passez vos journées à boire de la soy-beer ça risque de pas passer…

Mais ce qui m’a le plus botté c’est la description de la société et l’analyse, plus subtile qu’un decker en train de décrypter un code, des changements sociaux provoqués par la Camver et la comète.

Si vous avez envie de vous creuser un peu le crâne et de refaire l’histoire, vous pouvez y aller les yeux fermés.

« – Ce que j’essaie de te faire comprendre, Marie, c’est que nous projetons des esprits humains comme un nuage de chardons à travers un bloc d’espace-temps de deux cent mille années lumières de large sur cent millénaires de profondeur et sur une étendue de cent milliards de systèmes stellaires, remontant jusqu’à la naissance de l’humanité. »
Lumière des jours enfuis.
A. C. Clarke et S. Baxter
J’ai lu
P.401

Both comments and pings are currently closed.

Comments are closed.