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OEDO 808
Cyber City OEDO 808
2808, Oedo (ex Tokyo) , à l’ombre des immenses gratte-ciel la cyber-criminalité atteint des sommets, la cyber-police est dépassée. L’état décide d’engager des détenus pour combattre le crime en échange d’un allègement de peine pour chaque cyber-criminel arrêté. Pour s’assurer que ces criminels ne vont pas se faire la malle, ils sont tous dotés d’un collier qui fait office de communicateur mais qui contient également une bombe au cas où l’on tenterait de le retirer.
Cyber city est un OAV (*) en trois épisodes d’environ 45 minutes chacun. Chaque dossier met en avant l’un des détenus. Le premier s’intéresse à Sengoku, c’est une grande gueule un peu casse cou, il n’aime pas trop les méthodes de dictateur d’Asegawa, le chef de la section spéciale, et n’hésite pas à lui faire savoir, celui-ci le surnomme d’ailleurs « le rebelle ». Dans cet épisode 50000 personnes sont retenues prisonnières dans un building après que quelqu’un ait piraté le système informatique de l’immeuble et bloqué les accès. L’affaire est d’autant plus grave que le système informatique du building est relié au réseau militaire.
Le deuxième épisode est consacré à Gogul, il fait déja quelques apparitions dans le premier épisode ou il démontre ses talents en informatique. Mais c’est aussi et avant-tout une armoire à glace, ex-boxeur, truffé de cyberware à commencer par ses yeux. Il va être entrainé malgré lui dans une affaire impliquant les forces spéciales de l’armée et une nouvelle arme secrète.
Le troisième dossier enfin s’attache au plus mystérieux des trois : Benten, un androgyne, adepte des arts martiaux et cible des colibets de Sengoku. Il va devoir enquêter sur des meurtres étranges où les victimes sont retrouvées totalement vidées de leur sang, et portant sur le cou des traces de morsures comparables à celles d’un vampire. Autre point troublant, toutes les victimes étaient des chercheurs en bio-génétique.
(*) OAV : Original Animation Video : Dessin animé japonais destiné à la vidéo.
Minority Report
Saloperie de Deck, m’a laissé en rade en plein run, résultat un mois à me faire soigner grâce à mon contrat Platinum…
du coup ça m’a laissé du temps…
Parceque le patron lui que je sois à l’hosto ou pas il en veut encore et toujours !
Du coup vous avez droit à une édition spéciale aujourd’hui, du deux en un, plus blanc que blanc !
En plus maintenant que l’on peut passer par le Forum plus de censure !
Minority Report
(Le film vs la nouvelle)
Impossible de parler de Minority Report sans parler de Philip K. Dick.
Cette auteur prolifique s’il en est en nouvelles a été l’un des auteurs de S.F de la « vieille » école les plus adaptés au cinéma.
Il est quand même l’auteur de la nouvelle qui a été à l’origine de Blade Runner, film culte pour l’univers Cyberpunk.
Pour ceux qui auront lu les nouvelles de M Dick qui ont été adaptées sur grand écran, Minority report, plutôt qu’utiliser l’intrigue et les questions posées par l’auteur, ne garde que la base de l’édifice.
Je m’explique,
Steven Spielberg dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui n’a fait que garder le titre et quelques mots du cru. Pour le reste il a utilisé sa formidable machine à script hollywoodienne.
Fort bonne d’ailleurs sa machine car le film m’a bien plu.
Et je ne peux vous conseiller qu’une chose : Surtout regardez le film AVANT de lire la nouvelle sinon vous risquez d’être déçus !!
un petit résumé de la situation ne peut pas faire de mal :
Precrime est un organisme privé qui a pour but de prévenir tout meurtre en utilisant les capacités psychiques de trois mutants. Ces Precogs peuvent voir l’avenir,
et surtout les crimes à venir, permettant ainsi d’arrêter les meurtriers avant qu’ils ne commettent l’irréparable. Le système est sans faille jusqu’au jour où…
et c’est là que le film et la nouvelle n’ont plus rien à voir. Pour ne pas gâcher votre plaisir, je vous annoncerai juste que John anderton qui est le meilleur détective de Precrime dans le film
et en est le fondateur dans la nouvelle va se voir accuser de meurtre.
Pour la suite je ne vous dirai qu’une chose, le vieil Anderton sur papier se laisse moins facilement dépasser par les évènements que le jeune Tom Cruise.
A mon humble avis si seulement Philip K. Dick n’avait pas eu autant de problèmes d’argent il aurait pu faire de cette excellente nouvelle un formidable roman.
En tout cas le film est rempli de gadgets et autres technologies que plus d’un runner aimerait avoir à dispo…
« Avec l’aide de vos mutants précogs, vous avez audacieusement et efficacement aboli le système punitif post-crime fondé sur l’emprisonnement et l’amende.
Comme nous le savons tous, la perspective du châtiment n’a jamais été très dissuasive; quant aux victimes, une fois mortes elles n’en retiraient guère de réconfort. »
Philippe K. Dick
Minority report
Folio SF – p 17
Strange Days
A l’approche du passage à l’an 2000, la tension est à son comble, Los Angeles croule sous les émeutes. La police aidée de la garde nationale tente de contenir toute cette violence, chars à l’appui, pour préserver les quartiers les plus riches.

Strange Days
Pendant ce temps, Lenny Nero, un ex-flic devenu revendeur de clips fait ses petites affaires dans la rue. Grâce à une nouvelle technologie enregistrant les sensations issues du cortex cérébral, il est possible de ressentir les sensations vécues par d’autres. Un clip est un enregistrement sensoriel allant de la descente en ski, à la fusillade, le sexe etc …. tout y est possible et il est assez facile d’en fabriquer. Cette technologie est illégale, mais son catalogue est très impressionnant, et il paie même des gens pour produire de nouveaux clips. Il met néanmoins un point d’honneur à ne jamais revendre de blackjack, des clips de meurtres. Et c’est justement un de ces clips qui va l’entrainer dans cette histoire.
Le tout sur fond de rock, d’émeutes avec même une légère touche de shadowrun …
Si vous ne savez pas comment intégrer les puces BTL dans vos scenars SR, ce film va tout vous expliquer, du corpo qui veut se faire de nouvelles sensations, au drogué de la puce, en passant par le nostalgique du passé .. tout y passe. Les nombreux visionnages de clips tout au long du film permettent vraiment de voir et de comprendre à quoi peuvent servir ces puces dans SR.
PS : mon spécial coup de coeur à Mace (Angela Basset), fantastique dans le rôle de « samourai des rues ».
« – Je suis votre prêtre.
Je suis votre psychiatre.
Je vous brancherai sur les standards des fantasmes qui vous hantent…»